RELOCALISATION

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par Didier Galet

Avec Thierry Brugvin, sociologue, Université de Besançon, prenons date le 28 septembre prochain pour échanger sur notre avenir commun.

« La crise du coronavirus à mis en lumière, le manque d’autonomie d’une majorité de nations concernant les besoins essentiels de la population, notamment sanitaire, avec les masques, les tests et les respirateurs artificiels. Elle nous fait prendre conscience de la nécessité d’une plus grande autonomie au plan de la santé et plus largement de l’économie. Pour les nations, comme pour les territoires, gagner en autonomie permet aussi de réduire notablement les impacts sociaux, écologiques et climatiques du marché de production et de consommation mondialisé et hors sol.  La relocalisation est un des axes majeurs d’une transition solidaire et écologique qui vise à répondre aux besoins des territoires : agriculture paysanne et alimentation, emplois, énergie, santé, logement, éducation, transports… Pour le sociologue Thierry Brugvin, relocaliser ne signifie pas embrasser un régionalisme ou un nationalisme étroit et prétendument pur. La relocalisation consiste à relocaliser ce qui peut l’être, tout en conservant une part d’échanges et de régulation démocratique, sociale, économique et environnementale aux échelons supérieurs, régionaux, nationaux, continentaux et internationaux.  Tout l’enjeu de la relocalisation consiste en somme à trouver une nouvelle voie et une nouvelle articulation entre le local et le global.  D’où surgissement d’une nouvelle entité, à côté du Local et du Global, que le philosophe Bruno Latour appelle le Terrestre ; prendre soin du sol et prendre soin du monde (Bruno Latour, Où atterrir ? La Découverte 2017) ».

Le Café culturel de Mouroux, « C’est déjà ça » prend l’initiative, la Fabrique de territoire77 lui apporte son soutien pour une grande mobilisation  sur le thème de la revitalisation des territoires.

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